Le mot du curé: Attendons-le!

Il est venu, il reviendra : attendons-le !

Il y a plus de deux mille ans, Jésus Christ, Fils de Dieu nous rendait visite et venait habiter parmi nous.Après avoir partagé notre condition d’homme, à l’exception du péché ; après avoir enseigné, guéri et nourri les foules, Il a fini par offrir sa vie sur la croix afin que nous ayons la vie, et la vie en abondance. Voilà pourquoi Dieu lui a donné le nom qui surpasse tous les noms : Christ, Roi de l’Univers.

Depuis lors, des hommes et des femmes, amis de Dieu, vivent dans l’espérance de Le revoir et de vivre de sa présence. Alors ils se réunissent, écoutent son message de joie, partagent son Corps et sa vie d’amour, soutenus par les sacrements de l’Église « jusqu’à ce qu’il revienne. » Oui, Il l’a promis : « Je pars, je reviendrai vous prendre ; et là où je suis, vous serez aussi ».

Comme chaque année, en attendant qu’il revienne, un temps de grâce nous est donné : l’Avent :temps de préparation et d’attente de notre Sauveur : une attente patiente mais active ; une attente gratuite mais participante, une attente patiente mais sûre. Oui, c’est sûr, il réalisera sa promesse ! Pendant quatre semaines, pour hâter sa venue, nous nous sommes mis assidûment à son écoute et vivons plus intensément notre proximité avec lui.

C’est dans cette perspective que nous avons vécu, dimanche dernier à Nodebais, le Dimanche de la Parole initié par le pape François dans sa lettre apostolique  » Misericordia et misera » du 20 novembre 2016 être layé par notre évêque auxiliaire pour le Brabant wallon depuis 2017. Merci à tous les participants et surtout, grand merci à tous les animateurs qui nous ont permis de vivre cette journée dans la réflexion et dans prière.

D’autres occasions nous sont offertes : la messe dominicale, une messe en semaine, une petite prière en famille, un temps de prière personnelle à la maison ou dans notre église, le sacrement de Réconciliation…

De cette manière, après cette démarche qui s’ouvre sur Noël, nous aurons la joie d’accueillir le Fils de Dieu, de marcher avec lui dans la lumière qu’il apporte au monde et nous chanterons avec les anges :« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »

« Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin » Attendons-le.

Père Christophe Munu, curé d’Hamme-Mille

Le mot du curé: La mission de salut de l’Eglise

Le salut que le Christ a apporté à tous les hommes, doit encore leur être communiqué par l’intermédiaire de l’église. C’est ce qu’affirment très nettement les auteurs du Nouveau Testament et le Christ lui-même. Jésus le déclare avec autant de solennité que de clarté au moment de retourner à son Père. Notons qu’à ce moment il est arrivé au point culminant de l’œuvre de salut que le Père lui avait confiée. Il avait offert sur la croix son sacrifice rédempteur pour le salut de tous les hommes. Il les avait ensevelis avec Lui dans sa mort pour les faire renaître avec Lui à une vie nouvelle par sa résurrection (cf. Rom. 6, 4-5). L’œuvre du salut des hommes accomplie par Lui au nom de son Père pouvait sembler arrivée à son terme.

Mais il n’en était pas ainsi. Et Jésus le dit d’une façon explicite et très claire à ses apôtres. Ce salut qu’il a mérité aux hommes, c’est à eux désormais de leur communiquer. Relisons Marc et Matthieu (Marc 16, 15-16 et Matth. 28, 16-20). Dans ces deux textes qui nous rapportent ses paroles, Jésus déclare que c’est au nom de la mission et du pouvoir qu’il a reçus de son Père qu’il entend parler, car il s’agit précisément de continuer avec Lui l’œuvre que Celui-ci lui a confiée. Il prescrit aux apôtres d’aller dans le monde entier, dans toutes les nations proclamer l’Evangile. La Bonne nouvelle du salut, à tous les hommes, pour que tous deviennent ses disciples par la foi et le baptême. Il insiste sur la nécessité de cette prédication de la part des apôtres et de la foi et du baptême de la part de tous ceux vers lesquels il les envoie. « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné ». C’est donc le Christ lui-même qui, suivant le dessein de son Père, a établi un lien très étroit entre la prédication, la foi,le baptême et le salut. Ce lien est si étroit que la foi et le baptême, et la prédication qui doit les précéder, sont pour les hommes des conditions de salut.

Ce lien entre la mission de l’Eglise de prêcher l’Evangile et le salut de ceux vers lesquels elle est envoyée est affirmé aussi en d’autres textes du Nouveau Testament qui affirment la nécessité de croire au Christ et à son Evangile pour être sauvé. Citons par exemple celui de saint Jean : « Dieu adonné son Fils unique pour que tout homme qui croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle… Qui croit en Lui n’est pas condamné, qui ne croit pas est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu »(Jean, 3, 16-18).

P. Nicolas Tshijika

Le mot du curé

« Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas » (I)
Ce dimanche nous écouterons ces paroles de Jésus-Christ : Le ciel et la terre
passeront, mes paroles ne passeront pas. (Mt 24.35).

Toute vraie religion est une relation avec Dieu laquelle a toujours un caractère de dialogue. Ça veut dire que dans cette relation, si elle est authentique, deux côtés devraient se représenter : le parlant et l’écoutant. Au fur et à mesure que ce dialogue se déroule, le parlant devient l’écoutant pour revenir par la suite à la position d’écoutant.

La Bible nous décrit cet aspect de la religion par différentes images et histoires. Nous voyons d’abord Adam et Eve, Abel et Caïn, Noé et ensuite Abraham, Isaac, Jacob, Moïse et les autres personnages innombrables de l’Ancien Testament. Ces exemples s’accomplissent pleinement dans la personne de Jésus Christ. Lui, qui était à l’écoute de Dieu – son Père Unique – et qui était sa Parole, par laquelle Dieu nous a manifesté son Amour.
Cet amour divin est présenté dans la Bible avec une nuance plutôt masculine, comme on le voit dans les textes, p. ex. dans le Livre de la Genèse ou dans la parabole du fils prodigue. Mais le plus beau texte montrant – comme cet amour est grand, c’est l’image féminine de l’oracle du prophète Isaïe : Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas. Car je t’ai gravée sur les paumes de mes mains, j’ai toujours tes remparts devant les yeux. (Iz 49, 14-15).

Nous pouvons retrouver une image semblable dans l’Evangile
selon Saint Luc. C’est la parabole de la femme qui avait dix pièces d’argent et en a perdu une (Lc 15). Elle fait tout pour retrouver cette pièce et après l’avoir retrouver, sa joie est tellement grande, débordant les limites de la maison, qu’elle doit absolument la partager avec les autres.

Nous vivons maintenant l’année pastorale « Tous disciples en mission ». Dans sa lettre pastorale TOUS DISCIPLES EN MISSION. L’AUDACE D’UNE CONVERSION, notre évêque Mgr Jean-Luc Hudsyn écrit : La mission naît et se nourrit d’une rencontre personnelle avec le Christ vivant aujourd’hui : une relation d’amitié qui grandit par l’écoute de sa Parole (p. 6)

Que signifie cette vraie conversion proposée cette année ? Nous
pouvons trouver plusieurs réponses entre autres dans la lettre de notre évêque, mentionnée ci-dessus. Ça vaut la peine de la prendre comme un guide des réflexions personnelles au cours de l’année 2018-2019.

Ici je voudrais nous proposer –utilisant consciemment la formule « nous »,
parce que ça me concerne aussi – de réfléchir sur la qualité de nos prières, y compris lors des célébrations de la messe. Sont-elles centrées sur l’écoute du Seigneur à l’exemple du jeune Samuel : Parle mon Dieu, ton serviteur t’écoute ! (1 Sam 3) ou plutôt elles sont basées sur le schéma : Ecoute Seigneur, ton serviteur parle ! ?

Bon dimanche et bonne semaine.
abbé Krzysztof Rajewicz – Tourinnes-la-Grosse

Le mot du curé: TOUS ENGAGÉS DANS LA MISSION

« Allez par le monde entier, proclamez l’Evangile à toutes les créatures » (Mc 16,15). Cette recommandation de Notre Seigneur Jésus-Christ, le jour de l’Ascension, est plus que d’actualité.

            Chers amis, sous la houlette de notre évêque, Monseigneur Jean-Luc HUDSYN, tout le Vicariat est invité à répondre à l’appel pressant du pape François sur la mission. C’est un moment de grâces, non seulement pour réfléchir sur notre mission comme baptisés, mais surtout de nous y engager. « Tous, disciples en mission, l’audace d’une conversion », c’est le thème, mieux, le fil d’Ariane qui nous servira de leitmotiv durant toute cette année missionnaire.

            Chers fidèles, c’est une invitation adressée là, à tout baptisé de devenir « ambassadeurs du Christ ». En nous impliquant davantage aux activités organisées dans l’Unité Pastorale et dans nos paroisses, nous pourrions concrètement, vivre l’année missionnaire à deux niveaux :

  • AD INTRA : (en paroisse, dans l’Unité Pastorale), remobilisons-nous en nous rendant disponibles, malgré nos différentes autres occupations. Dans l’Unité Pastorale, apportons notre expérience positive pour l’édification de cette jeune structure. Dans nos paroisses, ne nous lassons-pas d’offrir notre collaboration multiforme.
  • AD EXTRA : (autour de nous), semer l’Évangile, être des éveilleurs pour discerner avec les autres les traces de l’Esprit Saint. On pourrait ici, pourquoi pas, oser parler de FOI avec nos proches (familles, collègues, amis).

En souhaitant une année missionnaire réussie, avec Jésus notre Sauveur et sa mère la Vierge Marie, entrons dans la conversion. Laissons-nous convertir et envoyer par ce Dieu qui a tant aimé ce monde.

Loué soit Jésus Christ !

Père Simon Pierre ABE, curé de Beauvechain, La Bruyère et l’Ecluse.

Le mot du curé

Devant la mort, un motif d’espérer : la promesse de la Résurrection.
Dans quelques jours, nous célébrerons la commémoration des fidèles défunts.
Mais la veille, le 1 er novembre, l’Église fête tous les Saints, foule immense de témoins,
sauvés par le Sang de l’Agneau. Mais pourquoi l’Église célèbre-t-elle ces deux fêtes
de manière si rapprochée ?

C’est parce que, grâce à notre foi, nous savons que la mort n’anéantit pas notre
vie ; avec elle une nouvelle vie commence : la vie en Dieu, pour l’éternité. C’est ainsi
que Jésus rassure Marthe qui venait de perdre son frère Lazare : « Moi je suis la
résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra; quiconque vit et
croit en moi ne mourra jamais. » (Jn 11, 25-26)

Par ailleurs, c’est par ces paroles que le Maître console ses disciples à qui il vient
d’annoncer son départ vers le Père : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en
Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela
n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en
serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai
avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » ( Jn 14 , 1-3)

À l’occasion de la fête de tous les Saints, où nous avons pris l’habitude d’aller
fleurir les tombes de nos proches, prenons le temps d’écouter la Parole de Dieu pour
renouveler notre foi en la Résurrection. Soyons sûrs que nos morts sont entrés dans
la Maison de Dieu, lui qui a promis qu’ « il essuiera toute larme de leurs yeux, et la
mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières
choses ont disparu. » ( Ap. 21,4 )

À toutes les familles qui ont perdu des êtres chers, que Dieu, notre Père les couvre
de son amour. Que Jésus les rassure de sa promesse de ne rejeter personne de tous
ceux que le Père lui a donnés, mais de les ressusciter au dernier jour. Prions
pour que tous nos défunts soient introduits dans la famille des Saints, au côté de
Marie, Mère des douleurs et Mère du Ressuscité.

A tous les amis et paroissiens de notre UP, une très belle fête de tous les Saints et
une commémoration de défunts dans la foi.

Père Christophe Munu Binana (Hamme-Mille)