Le mot du curé: Mes paroles ne passeront pas

« Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas » (II)

Retournons encore une fois aux paroles de Jésus-Christ du dimanche du mois passé : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. » Entre autres, Notre Seigneur nous parle ici de sa venue à la fin des temps. Ce sujet nous accompagne lors de la période de l’Avent. Par cette phrase, entendue il y a un mois, le Fils de Dieu nous a déjà placé en face de la réalité, qui nous interpelle et – avant tout – nous inquiète à cause de son irrévocabilité.

Pourquoi tout ce qui nous entoure doit disparaître, doit être détruit ? Parce que Dieu construit pour nous le monde meilleur, disent les chrétiens de tous les temps.  Et pourquoi construire le monde meilleur, si ce monde n’est pas si mauvais – pourrions-nous demander ? 

Peut-on vraiment s’en contenter ?  Sommes-nous vraiment satisfaits de son existence marquée par les maladies, les souffrances, les injustices, les guerres,la vieillesse etc. ?

Le Fils de Dieu nous promet le monde nouveau, tel qu’il avait été pensé et ensuite créé par Dieu pour l’homme et avec l’homme.  Regardons et méditons la fameuse image de cette réalité, dont nous pouvons trouver dans le chapitre 2 du Livre de la Genèse. C’est le vieux tableau représentant le temps perdu dont le souvenir est imprimé dans nos âmes à jamais.  C’est le souvenir du paradis, perdu par le pêché à l’origine de la Création, mais rebâti et recrée par la mort et surtout par la résurrection de Notre Seigneur. 

Voilà la perspective mise devant tous ceux qui veulent entendre le message de Jésus-Christ.  Je viens de dire,ceux qui veulent, parce que ce n’est pas évident pour tout le monde. Tous, nous sommes libres et beaucoup – si pas tout – dépend de notre bonne volonté, du désir de devenir le disciple de Jésus, d’une décision de le suivre à travers tous nos doutes, nos faiblesses et nos limites humains. 

Pourquoi ? A cause d’une réponse de l’apôtre Pierre : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle « (Jean 6,68), et parce que nous croyons – soutenus par son successeur du temps présent, le pape François – que les paroles du Seigneur sont éternelles.

Bonne préparation pour la fête de Noël

abbé   Krzysztof Rajewic, curé de Tourinnes-la-Grosse et Nodebais

Le mot du curé: Attendons-le!

Il est venu, il reviendra : attendons-le !

Il y a plus de deux mille ans, Jésus Christ, Fils de Dieu nous rendait visite et venait habiter parmi nous.Après avoir partagé notre condition d’homme, à l’exception du péché ; après avoir enseigné, guéri et nourri les foules, Il a fini par offrir sa vie sur la croix afin que nous ayons la vie, et la vie en abondance. Voilà pourquoi Dieu lui a donné le nom qui surpasse tous les noms : Christ, Roi de l’Univers.

Depuis lors, des hommes et des femmes, amis de Dieu, vivent dans l’espérance de Le revoir et de vivre de sa présence. Alors ils se réunissent, écoutent son message de joie, partagent son Corps et sa vie d’amour, soutenus par les sacrements de l’Église « jusqu’à ce qu’il revienne. » Oui, Il l’a promis : « Je pars, je reviendrai vous prendre ; et là où je suis, vous serez aussi ».

Comme chaque année, en attendant qu’il revienne, un temps de grâce nous est donné : l’Avent :temps de préparation et d’attente de notre Sauveur : une attente patiente mais active ; une attente gratuite mais participante, une attente patiente mais sûre. Oui, c’est sûr, il réalisera sa promesse ! Pendant quatre semaines, pour hâter sa venue, nous nous sommes mis assidûment à son écoute et vivons plus intensément notre proximité avec lui.

C’est dans cette perspective que nous avons vécu, dimanche dernier à Nodebais, le Dimanche de la Parole initié par le pape François dans sa lettre apostolique  » Misericordia et misera » du 20 novembre 2016 être layé par notre évêque auxiliaire pour le Brabant wallon depuis 2017. Merci à tous les participants et surtout, grand merci à tous les animateurs qui nous ont permis de vivre cette journée dans la réflexion et dans prière.

D’autres occasions nous sont offertes : la messe dominicale, une messe en semaine, une petite prière en famille, un temps de prière personnelle à la maison ou dans notre église, le sacrement de Réconciliation…

De cette manière, après cette démarche qui s’ouvre sur Noël, nous aurons la joie d’accueillir le Fils de Dieu, de marcher avec lui dans la lumière qu’il apporte au monde et nous chanterons avec les anges :« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »

« Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin » Attendons-le.

Père Christophe Munu, curé d’Hamme-Mille