Le mot du curé

« Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas » (I)
Ce dimanche nous écouterons ces paroles de Jésus-Christ : Le ciel et la terre
passeront, mes paroles ne passeront pas. (Mt 24.35).

Toute vraie religion est une relation avec Dieu laquelle a toujours un caractère de dialogue. Ça veut dire que dans cette relation, si elle est authentique, deux côtés devraient se représenter : le parlant et l’écoutant. Au fur et à mesure que ce dialogue se déroule, le parlant devient l’écoutant pour revenir par la suite à la position d’écoutant.

La Bible nous décrit cet aspect de la religion par différentes images et histoires. Nous voyons d’abord Adam et Eve, Abel et Caïn, Noé et ensuite Abraham, Isaac, Jacob, Moïse et les autres personnages innombrables de l’Ancien Testament. Ces exemples s’accomplissent pleinement dans la personne de Jésus Christ. Lui, qui était à l’écoute de Dieu – son Père Unique – et qui était sa Parole, par laquelle Dieu nous a manifesté son Amour.
Cet amour divin est présenté dans la Bible avec une nuance plutôt masculine, comme on le voit dans les textes, p. ex. dans le Livre de la Genèse ou dans la parabole du fils prodigue. Mais le plus beau texte montrant – comme cet amour est grand, c’est l’image féminine de l’oracle du prophète Isaïe : Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas. Car je t’ai gravée sur les paumes de mes mains, j’ai toujours tes remparts devant les yeux. (Iz 49, 14-15).

Nous pouvons retrouver une image semblable dans l’Evangile
selon Saint Luc. C’est la parabole de la femme qui avait dix pièces d’argent et en a perdu une (Lc 15). Elle fait tout pour retrouver cette pièce et après l’avoir retrouver, sa joie est tellement grande, débordant les limites de la maison, qu’elle doit absolument la partager avec les autres.

Nous vivons maintenant l’année pastorale « Tous disciples en mission ». Dans sa lettre pastorale TOUS DISCIPLES EN MISSION. L’AUDACE D’UNE CONVERSION, notre évêque Mgr Jean-Luc Hudsyn écrit : La mission naît et se nourrit d’une rencontre personnelle avec le Christ vivant aujourd’hui : une relation d’amitié qui grandit par l’écoute de sa Parole (p. 6)

Que signifie cette vraie conversion proposée cette année ? Nous
pouvons trouver plusieurs réponses entre autres dans la lettre de notre évêque, mentionnée ci-dessus. Ça vaut la peine de la prendre comme un guide des réflexions personnelles au cours de l’année 2018-2019.

Ici je voudrais nous proposer –utilisant consciemment la formule « nous »,
parce que ça me concerne aussi – de réfléchir sur la qualité de nos prières, y compris lors des célébrations de la messe. Sont-elles centrées sur l’écoute du Seigneur à l’exemple du jeune Samuel : Parle mon Dieu, ton serviteur t’écoute ! (1 Sam 3) ou plutôt elles sont basées sur le schéma : Ecoute Seigneur, ton serviteur parle ! ?

Bon dimanche et bonne semaine.
abbé Krzysztof Rajewicz – Tourinnes-la-Grosse

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