Le mot du curé: Pâques et baptême

Lors de la veillée pascale nous allons célébrer la liturgie baptismale : litanie des saints, bénédiction de l’eau, renouvellement des promesses baptismales et profession de foi.

Pourquoi cette pratique en la nuit pascale ? C’est parce qu’il n’y a pas de Baptême sans Pâques ; pas de baptême sans Christ ressuscité. Saint Paul nous l’explique : « Nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, qui est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous sommes en communion avec lui par la mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne » (Rm 6, 3b – 5)

Désormais, pour le chrétien qui a été configuré au Christ, ‘il vit, mais ce n’est plus lui, mais le Christ qui vit en lui’ (cf. Ga 2, 20) : il s’engage à mener une vie nouvelle à travers les mêmes combats que ceux de son Maître :

La fidélité à Dieu : « Car Je ne suis pas descendu du ciel, pour faire ma volonté mais pour faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. » (Jn 6, 38)

La fidélité aux hommes : « Le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mt 20, 28).

De ces deux fidélités, découle la vie de foi du baptisé : Vivre en perpétuelle lien avec Dieu dans la prière, par l’écoute de la Parole et célébration des sacrements ; en communion avec les autres baptisés, œuvrer à bâtir et à consolider l’édifice Peuple de Dieu par le service. De cette manière le baptisé, comme le Christ, devient un contemplatif de Dieu et un actif au sein de la communauté humaine, un fou de Dieu et un amoureux du monde.

Fiers de proclamer et de vivre la résurrection du Christ par notre baptême, c’est avec joie que nous accueillons la mission d’apôtres : « Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au mon du Père et du Fils et du Saint Esprit, apprenez-leur à garder les commandements que je vous ai prescrits. Et moi, je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » Mt 28, 19-20.

P. Christophe Munu Binana.

Le mot du curé: Vivre notre Carême

La pensée de la mort au début du carême, c’est un avertissement ; c’est une leçon. Si nous
voulons ressusciter avec le Christ, il faut mourir avec lui, donc le suivre, dans sa vie pénible et laborieuse de Nazareth où il nous apprend à mortifier nos sens ; dans ses randonnées apostoliques et sur le chemin de Calvaire où il nous apprend, avec la pénitence, l’oubli total de soi ; dans ses entretiens fréquents avec le Père, où il nous apprend à prier sans nous lasser jamais.

Prière, pénitence, travail expiatoire nous aideront à mourir à nous-mêmes, un peu chaque
jour, et à préparer cet instant où notre âme, libérée de notre corps et purifiée du péché,
pourra rejoindre dans la joie Celui qui a vaincu la mort et nous a mérité la vie.

Pendant le Carême, souvenons-nous que nous sommes poussière et que nous retournerons
en poussière. Souvenons-nous que nous avons à mourir chaque jour, si nous voulons que la mort soit pour nous un gain et non une épouvante, le saut d’un enfant dans les bras de son Père et non la souffrance éternelle loin d’un Dieu qui nous a aimés et rachetés de son sang.

Père Nicolas Tshijika, Ofm.

Le mot du curé: CARÊME – CHEMIN DE RETOUR VERS LE PÈRE

Au moment où nous vivons chaque année le carême, nous avons la possibilité de redécouvrir le chapitre XV de l’Évangile selon St Luc. Je pense que ce fragment de l’Évangile proclamée par notre Seigneur est la clé permettant de mieux comprendre et accueillir ce que Dieu nous a préparé dans sa Miséricorde. Nous préférons voir en ce passage du texte plutôt trois paraboles différentes : la parabole de la brebis perdue, d’une pièce d’argent perdue et du fils prodigue, la mieux connues des trois.

Pourtant, ce qu’il faut faire, c’est de les lire et de les analyser dans leur contexte propre, le plus proche. Ce contexte est désigné au début du chapitre XV, là où on peut trouver les causes de cet enseignement de Jésus et en plus, apprendre à qui exactement Il a adressé sa Parole. Ça vaut la peine de citer ce fragment du texte : « Les publicains et les pécheurs
venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :
« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole ».

Je voudrais souligner la présence de ces deux groupes de destinataires des paroles de Notre Maitre, ainsi que la phrase qui précise que Jésus Christ « …leur dit cette parabole », se laissant provoquer par les comportements à la fois des uns et des autres.

Quelle parabole ? La voici : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? (…) « Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? » (…) et encore : « Un homme avait deux fils »

Nous n’avons donc pas trois paraboles séparées, mais plutôt une parabole en forme d’une
triade de tableaux, avec un élément commun. Quel est l’élément à décoder, à être élaboré, par tous ceux qui ont envie de se laisser guider par la Parole divine?
Quel est – d’après vous – cet élément commun ? Quant à moi, je poserais la question autrement : Qui est le Sujet de cette parabole ? Qui est caché sous forme d’un personnage
représenté par le propriétaire de la centaine de brebis de la première partie de cette parabole, puis par une femme possédant dix pièces d’argent et enfin par le père qui avait deux fils ?

Nous avons raison, c’est le Père, avec la précision théologique : Dieu – le Père. Ce qui veut dire que notre parabole du chapitre XV de l’Évangile de Jésus Christ selon St. Luc met devant nous l’image de Dieu qui est Notre Créateur, qui nous a donné tout ce qu’il faut pour que nous ayons la plénitude du Bonheur à jamais. Cette réalité du Bonheur est représentée dans nos trois tableaux par la bergerie, par l’ensemble des pièces de monnaie dans un lieu prévu pour elles et par la maison du père où tous les fils habitent ensemble.

La perte de tout cela introduit dans le monde, des inquiétudes, du manque de compassion, de la domination de l’égoïsme et de la haine, et finalement de la mort morale de l’homme.
Telle est d’ailleurs le sens de l’exemple d’une brebis perdue, d’une pièce de monnaie perdue, et le sens de l’image du fils prodigue qui est parti de la maison de son père.
Laissons-nous guider par le Seigneur. Il nous montre la situation existentielle d’un homme, si sa relation avec Dieu devient faible ou a déjà disparu. En plus, Il nous dévoile notre vrai bonheur et nous explique comment pourra-on le trouver.

BONNE CONTINUATION DU CARÊME – À LA RENCONTRE DU SEIGNEUR
Abbé Krzysztof Rajewicz

Le mot du curé: Jeûne et Carême

À la seule invocation du carême, la première pensée se tourne vers le jeûne. Preuve qu’il existe un rapport entre le carême et le jeûne. Aujourd’hui comme hier de nombreux fidèles définissent le carême comme une période de jeûne.

Jeûner pour le chrétien, est un acte libre et volontaire de privation de tous les pièges à désir.  Jésus lui-même a jeûné et lors de son affrontement avec le malin : « l’homme ne vit pas seulement de pain » (Luc 4,4), Il l’encourage. En jeûnant lui-même, Jésus a balisé la route. Nous jeûnons donc à sa suite et par solidarité à ses souffrances sur le chemin du Golgotha; nous jeûnons pour le pardon de nos péchés.

Nous jeûnons pour penser à celui que la misère privera de repas et préparer une forme de partage. Nous jeûnons pour écouter la Parole de Dieu qui peut nourrir notre coeur, prendre ainsi le temps de prier et de confier à Dieu ce dont notre coeur a faim.

Voici quelques conseils du pape François pour nous accompagner dans notre jeûne :

Jeûne de critiques et de médisances : bienveillance et miséricorde doivent habiter ton âme.

Jeûne de mécontentement : que douceur et patience deviennent tes compagnes de chaque jour.

Jeûne de ressentiment : que ton cœur cultive la gratitude.

Jeûne de rancune : que le pardon ouvre toutes les portes qui t’ont été fermées.

Jeûne d’égoïsme : que la compassion et la charité fleurissent à chacun de tes pas.

Jeûne de pessimisme : que l’espérance ne quitte jamais ton esprit.

Jeûne de préoccupations et d’inquiétudes inutiles : que règne en toi la confiance en Dieu.

Jeûne d’occupations superficielles : que la prière emplisse tes journées.

Jeûne de paroles futiles : que le silence et l’écoute t’aident à entendre en toi le souffle de l’Esprit Saint.

SAINT TEMPS DE CAREME !

Abbé Simon Pierre ABE, Curé de Beauvechain, La Bruyère et L’Écluse

Film de Jean Vanier à Jodoigne ce jeudi 14 mars à 20h15

L’unité pastorale Jodoigne vous informe quele jeudi 14 mars à 20h15 le magnifique film de Jean Vanier « le Sacrement de la Tendresse » sera projeté au cinéma l’Etoile- Jodoigne ( Grand’Place, 40 à Jodoigne ).

Entrée : 7 euros

Billetterie en ligne : www.billetweb.fr/film2

Renseignements : info@upjodoigne.be

 En savoir plus : ce film documentaire rend hommage à Jean Vanier, fondateur de l’Arche et humaniste.

« Un film puissant » (Handicap.fr), « Magnifique » (Le Figaro), « Un homme d’exception » (Télérama).

Promis à une brillante carrière militaire, ce fils du Gouverneur Général du Canada fait le choix de mettre sa vie au service des plus faibles. L’Arche est née en 1964 d’une rencontre entre Jean Vanier et deux hommes avec un handicap mental. Profondément touché par leur détresse, Jean Vanier décide de vivre avec eux dans une petite maison du village de Trosly Breuil dans l’Oise. C’est le début de l’aventure…

Aujourd’hui, l’Arche, ce sont 152 communautés dans 38 pays et sur les 5 continents. L’Arche Belgique compte 7 communautés : 3 en Flandre, 1 à Bruxelles et 3 en Wallonie (Bierges, Namur et Aywaille) et accueille 200 personnes en situation de handicap mental.

Le message de Jean Vanier bouscule les tabous et rend hommage à la vulnérabilité. Il témoigne de la valeur unique et sacrée de toute personne, avec ou sans déficience. Ce film au message puissant et universel est un véritable plaidoyer pour la Paix.

Bande Annonce : https://www.dropbox.com/sh/rwsg3zbfbxt9g6e/AAA4UX69mTkDQOwjmS7PL8Q0a/Bande-Annonce/VANIER_FA_VOST_H264.mp4?dl=0

Alice Vryghem

Animatrice pastorale UP Jodoigne

Chemin de Carême à Beauvechain

ça y est… Le Carême a bien commencé… Et nous sommes tous invités à y vivre un chemin intérieur de prière, de jeûne et de partage.

Pour nous y aider, l’UP de Beauvechain nous propose quelques rencontres les mercredis soir pour qu’ensemble nous puissions goûter à la prière partagée.

Les prières du mercredi de Carême auront lieu: ce mercredi à Nodebais, mercredi prochain à La Bruyère… à 20h

Plus d’infos sur notre affiche.

Nous vous proposons aussi de vivre le sacrement des malades (Tourinnes, c’était hier; Hamme-Mille dimanche prochain et Beauvechain début avril). Vous pourrez également vivre le sacrement de réconciliation lors de notre dernière prière du Carême, le mercredi 10 avril à Tourinnes.

En communion avec vous tous…

Le mot du curé

Après la longue marche, la lumière de Pâques s’illuminera !

Dès le Mercredi des Cendres, la liturgie nous invite à l’essentiel du message du carême : « Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle ». Nous entamons alors une longue marche de 40 jours : jour après jour, dimanche après dimanche, soutenus par la prière, le jeûne et le partage, nous avançons d’un pas assuré vers la Lumière, celle du Ressuscité.

Si au jour de Pâques nous voulons dire que Christ est vraiment ressuscité, préparons-nous à ressusciter avec lui : c’est là que se situe notre conversion. Il s’agit, durant ce temps de grâce qu’est le carême, de changer la direction de notre vie, de laisser toute la place à Jésus afin que ce ne soit plus nous qui vivons mais le Christ qui vit en nous, ce n’est plus nous qui agissons, mais l’Esprit de Dieu qui agit en nous.

Soyons donc attentifs à la Parole : elle nous révélera quelle est la volonté de notre Dieu. Soyons assidus à la prière : elle nous introduira dans le cœur à cœur avec notre Père. Veillons sans cesse à la charité et au partage, ils nous conduiront vers nos frères et sœurs pour qui Christ est mort et ressuscité. Avec eux, illuminés par la lumière de Pâques, nous chanterons la joie du Ressuscité.

Bonne route : la joie pascale nous éclaire !

P. Christophe MUNU-BINANA.

Dimanche autrement: un réel succès

Quelle joie!!! 35 personnes à Tourinnes, 30 personnes à Hamme-Mille et 50 personnes à La Bruyère pour les 3 « Dimanches Autrement » vécu les 10 et 17 février dans nos paroisses. Vous étiez nombreux à découvrir le partage d’expérience autour d’un évangile. Quelle joie de vous voir vivre cette belle expérience et en sortir émus et ravis.

C’était dans le cadre de l’année « Tous disciples en mission, l’audace d’une conversion » que nous avons vécu cette deuxième étape de réflexion. Et oui, nous sommes tous disciples et chacun de nous est appelé à être missionnaire dans notre monde d’aujourd’hui.

Nous espérons que ces réflexions vous portent encore et vous permettent d’aller vers les autres avec un regard différent, celui du Christ qui nous envoie en mission.

Forts de ces beaux moments, nous nous réjouissons de vivre avec vous tous les cheminements proposés durant le Carême: les prières des mercredis du Carême. Comme chaque année, nous nous retrouverons les mercredis soir pour prier ensemble et vivre un temps d’intériorité tous ensembles. Plus d’infos très bientot.

Et concernant notre cheminement d’année, nous vous inviterons à avoir l’audace de vivre la conversion lors d’une troisième étape qui aura lieu après Pâques. Nous vous tiendrons au courant de la suite des festivités…

Dans la joie et l’espérance de cette conversion, je vous dis: A très vite…

Maïté Degryse, animatrice pastorale pour l’UP.

Prière des familles: Être avec Jésus

Ce dimanche, nous nous retrouvons pour vivre le temps de prière des familles. C’est un temps spécifique où chaque membre de notre famille peut s’y retrouver. Qu’on ait 2 ans, 8 ans, 15 ans ou même 40 ans, 65 ans et 80 ans… Tous pourront y trouver quelque chose…

Un temps de retrouvailles, un temps de fête, un temps où l’on prie, on danse, on chante… Mais aussi un temps de partage de la Parole et d’expériences entre adultes. Chacun amène sa petite pierre et l’on en fait un temps d’action de grâce.

Car nous croyons que Jésus est avec nous. Et nous souhaitons le partager à nos enfants. Et vivre avec nos enfants ce temps de prière.

Lors de cette rencontre, nous partagerons les fruits de la vigne (au sens théorique, mais aussi pratique) 😉 Nous nous émerveillerons de la joie d’être à la suite de Jésus. Et nous bénirons nos familles…

Quelle joie de vivre ce temps de prière avec d’autres familles chrétiennes. N’hésitez pas à nous rejoindre… Rendez-vous à La Bruyère à 16h pour un temps de prière suivi d’un goûter.

Le mot du curé: Dans la lumière du Christ

Le Christ est le Rédempteur, qui nous a rachetés, réconciliés avec son Père, devenu, par la grâce, notre Père adoptif. Le Christ est aussi la Lumière du monde. Par sa Révélation, il nous a introduit dans les mystères divins. Il nous a enseigné les merveilles de la vie surnaturelle, venue en nous par la grâce divine. Il a projeté des clartés définitives sur les grands problèmes qui dominent la vie humaine. D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Quel est donc le but de la vie ? En quelques mots, nous sommes fixés. « Je viens du Père et je retourne au Père ». Saint Jean dira aussi : « Je viens de Dieu et je vais à Dieu ».

Ainsi donc, d’où vient l’homme ? De Dieu, le Créateur de l’Univers, qui a tout créé par sa Puissance souveraine. Il est bien juste, par conséquent, que la créature s’incline devant le Créateur et obéisse à ses lois. L’homme est essentiellement dépendant de Dieu, un serviteur de Dieu. Il doit tout à Dieu. Il est équitable qu’il reconnaisse la bonté de son Bienfaiteur.

Et quel est le but de la vie ? Aller à Dieu, apprendre à le connaître, obéir à ses commandements. L’aimer comme le Bien Suprême, pour enfin Le posséder éternellement. Et dans ce domaine, le Christ nous apporte encore la lumière en nous enseignant non seulement par la parole, mais par les exemples de sa vie terrestre, en nous donnant, par les Sacrements qu’Il institue, les forces, les réconforts nécessaires, pour recevoir, alimenter la vie surnaturelle dans nos âmes régénérées.

Oui, le Christ est la Lumière du monde. Il est la Vérité, car Il est Dieu, Il est la voie et la vie. « Celui qui me suit, ne marche pas dans les ténèbres », a-t-Il dit. Aux grands problèmes de la vie, aux interrogations sur l’Au-Delà, le Christ apporte la vraie et seule réponse.

Père Nicolas, vicaire de l’UP de Beauvechain