

À l’image de Dieu, appelés à être ses témoins
Retour sur la première messe des familles à Nodebais.
Une pièce de monnaie portant l’effigie de César : voilà le point de départ de notre réflexion lors de la première messe des familles à Nodebais. Dans l’Évangile, on interroge Jésus sur l’impôt dû à l’empereur. Sa réponse nous conduit bien au-delà d’une question d’argent : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21).
Mais que devons-nous à Dieu ? Cette question, au cœur de notre célébration, nous concerne tous, enfants et adultes.
La monnaie porte l’image de César. Et nous, quelle image portons-nous ? Le livre de la Genèse nous donne une réponse : Dieu a créé l’être humain à son image et à sa ressemblance (Gn 1, 26-27). Cette ressemblance ne se trouve pas dans les traits de notre visage. Elle concerne ce que nous sommes : des êtres capables de connaître, d’aimer et de choisir librement le bien, appelés à connaître et à aimer leur Créateur.
Chaque personne possède ainsi une dignité qui ne dépend ni de sa réussite, ni de sa santé, ni du regard des autres. L’enfant, la personne âgée, le malade, celui que l’on remarque à peine : chacun porte l’image de Dieu et mérite notre respect.
Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est donc lui ouvrir notre vie entière : notre intelligence, notre cœur, nos décisions, nos relations. Nos devoirs dans la société ont leur place, mais ils ne suppriment jamais ce que nous devons à notre Créateur. Dieu nous appelle à vivre dans la vérité et dans l’amour, en communion avec lui.
C’est ici que cette première messe des familles rejoint le thème qui nous accompagnera tout au long de l’année : « Soyez mes témoins. » Comment être témoins du Christ, à notre âge, dans nos familles et dans nos villages ?
La troisième partie du document de travail proposé par notre archevêque, Mgr Luc Terlinden, intitulée « Témoins de l’Évangile », nous donne une orientation essentielle : pour annoncer le Christ, nous devons d’abord nous laisser instruire et transformer par lui. L’archevêque souligne deux dimensions inséparables : notre enracinement en Jésus et la vie de nos communautés. Le baptême, l’Écriture, la prière, les sacrements et particulièrement l’Eucharistie nourrissent cette mission.
Nos messes des familles prennent place dans ce chemin. Nous nous rassemblons pour écouter le Seigneur, lui rendre grâce et recevoir sa grâce. Enfants et adultes, nous avons tous à grandir dans la foi. Puis nous retournons à notre vie quotidienne, où ce que nous avons reçu demande à porter du fruit.
À la maison, être témoin peut commencer par une prière partagée, un pardon demandé, une parole vraie, une attention envers celui qui souffre. À l’école, c’est refuser de participer à une moquerie ou soutenir un camarade isolé. Pour les adultes, c’est aussi transmettre la foi, expliquer pourquoi nous prions et pourquoi la messe du dimanche compte dans notre vie. Nos actes et nos paroles sont appelés à s’accorder.
Au fil de cette année, nous chercherons ensemble comment répondre à cet appel. La pièce de César nous aura laissé une question à garder dans notre cœur : puisque nous portons l’image de Dieu, comment notre manière de vivre peut-elle aider les autres à le connaître ?
Service de communication UPBeauvechain