Les Sœurs Annonciades du Burundi étaient venues en Belgique pour assister à leur chapitre à Heverlee et avaient proposé de venir dire bonjour à Nodebais. Cela fait déjà une dizaine d’années que la paroisse Sainte Waudru a commencé à soutenir la maternité de Jenda en organisant un Brunch solidaire pendant le carême. L’idée étant de relier les produits de la terre ici, avec les mamans du Burundi qui avaient besoin d’un bon coup de main, là-bas.
Cela a commencé par une table dressée dans le fond de l’église à la fin de la messe des familles, Maria EVRARD avait préparé et émincé finement des légumes provenant de chez son fils Eric, Françoise VINCENT avait préparé du lard aux pommes, une maman de 2 enfants du KT nous avait donné du bon lait frais de leurs vaches pour faire une bonne crème, il y avait aussi du rôti, du pâté et l’un ou l’autre dessert fait par divers membres de la communauté paroissiale. Je me souviens du 1er chèque que nous avions remis solennellement à Sœur Agnès alors responsable de la maternité.

Les années passent, la solidarité demeure. Après quelques années dans le fond de l’église, le brunch a déménagé dans la maison du village à Nodebais, en passant par la maison de Françoise et Marcel VINCENT pendant « les années Covid » où le brunch a continué, avec succès, en « take away », pendant que Germaine CAVENS continue inlassablement de tricoter des petits vêtements pour les nouveau-nés dont les mères arrivent sans rien parce qu’elles ne possèdent rien.

Le 23 juillet, les Sœurs et quelques paroissiens co-responsables de l’association des Hellébores étaient invités chez Marcel et Françoise VINCENT pour partager un repas festif où serait remise l’enveloppe des bénéfices du brunch et un supplément offert par les amis de Christian TYLLEMAN et Marie-Françoise BOEUR à l’occasion de leur anniversaire de mariage. Après nous avoir très chaleureusement remerciés, Sœur Dévote qui a le mandat de « sœur responsable au Burundi » nous a expliqué que nos enveloppes aidaient non seulement la maternité et l’école, mais aidaient parfois pour des demandes ponctuelles. Comme ce jeune garçon qui avait dû être amputé de la jambe et qui a pu avoir une prothèse, ou comme ces mamans vivant dans une habitation délabrée dont le toit avait pu être réparé ou…. Bien sûr, sur place, la communauté des Annonciades est bien mieux placée que nous, ici, pour répondre aux besoins les plus criants.
Après encore quelques moments bien conviviaux, un bon dessert et un café, tous sont repartis, le cœur gonflé de joie.

Pour le Service de la communication de UPBeauvechain – Nathalie Forgeur (Nodebais)






















