Nos « Mercredis de Carême – 2025 » (4)

Nous vous invitons cette semaine à Tourinnes.

Service de communication de UPBeauvechain

Notre Carême (4)

Réconciliation

Dans la quatrième partie des réflexions pour le Carême 2025, je tiens à proposer des réflexions générales se rapportant au péché et, par conséquent, sur le Sacrement de Réconciliation.

Qu’est-ce que le péché ? Pour comprendre de quoi il s’agit, il faut d’abord être conscient qu’il est possible de le comprendre pleinement, ainsi que de bien l ‘expliquer, uniquement dans le contexte de la relation de chacun de nous avec Dieu, qui nous a créés, et nous a donc appelés à l’existence. Dans notre nature humaine, était inscrite aussi la possibilité spontanée de faire le bien. C’était la déduction naturelle de l’état de l’homme, possédant la pleine grâce (comblé de grâce) au moment de sa création. La trace et l’écho de cette capacité sont aujourd’hui la loi morale, à savoir universelle, qui reste a jamais inscrite dans notre nature humaine et qui s’applique à tout être humain, quels que soient le lieu et le moment de sa naissance, de même que la culture à laquelle il appartient. Proprement dit, il s’agit d’une obligation:« Ne fais pas aux autres ce qui ne te plaît pas » ou, sous la forme exprimée dans l’Évangile par Notre Seigneur Jésus-Christ : « Faites aux autres tout ce que vous voudriez qu’on vous fasse ».

Cette éthique, qui résulte de notre nature humaine, est un point de référence pour tout homme dans l’évaluation de son comportement. Et peu importe si je suis croyant ou non-croyant, je suis avant tout un être humain. J’ai donc l’obligation morale d’agir en tant qu’être humain.

Cependant, la question se pose immédiatement ici : est-il possible de vivre selon ce principe fondamental, sans difficultés ? Je pense que chacun d’entre nous est d’accord pour dire que ce n’est pas le cas. Ce n’est pas sans raison qu’il y a un dicton qui dit que « l’enfer est pavé de bonnes intentions », ce qui signifie que vouloir ne signifie pas toujours réaliser.

La Bible, qui est la source de la révélation de Dieu, nous aide à comprendre d’où vient cette
division, cette faiblesse en nous, en expliquant la cause de la présence du mal dans le monde à travers la description de la chute des premiers humains, c’est-à-dire Adam et Eve. Nous appelons cette réalité révélée le péché originel parce qu’elle est le péché du progéniteur de toute l’humanité (Adam), duquel la décision de suivre la tentation de Satan jusqu’à désobéir à Dieu a provoqué des conséquences touchant la nature humaine de ses successeurs (sa descendance), ainsi que la nature individuelle de chacun de nous. Dès le moment de la chute d’Adam, nous parlons alors de la nature pécheresse ou déchue de l’homme, qui a besoin d’une conversion personnelle et d’une guérison constantes, donc – le besoin d’être sauvé.

Après le péché originel, l’homme a perdu tellement en plus du sens de sa culpabilité et de la conscience responsable de ses mauvaises décisions, qu’il avait besoin d’une formation graduelle, d’une éducation dans la Foi, d’une pédagogie – disons progressive – pour
comprendre tant sa situation dramatique que la nécessité d’en sortir, c’est-à-dire d’être
sauvé. C’est pourquoi, – à travers l’histoire et tant finalement que définitivement en Son Fils Jésus-Christ – Dieu a proposé à l’humanité ce qu’on appelle les Alliances : D’abord avec Noé (le déluge), puis Abraham (la circoncision), ensuite Moïse (Pâques). Le rôle de chacune de ces Alliances était de rétablir petit à petit le chemin de retour vers Dieu, sur base de la loi morale (les 10 commandements). Au cours de son histoire (on appelle cela – histoire du salut), la fidélité à cette loi est devenue pour le Peuple élu (Israël), une garantie de rester dans l’intimité avec Dieu et, simultanément, une préparation pour accueillir le plus grand don que Dieu pouvait offrir à l’homme, c’est-à-dire l’Incarnation de Son Fils Jésus-Christ et Son sacrifice sur la Croix pour le salut du monde.

Le concept du péché, pour revenir au sujet du péché, résulte directement des offres divines de l’Alliance. Et, en définissant la notion du péché on peut dire ce qui suit : Le péché est un acte de l’homme, d’une transgression consciente et volontaire aux exigences liées au
Décalogue. La Bible, en tant que Parole de Dieu à Son peuple, est intransigeante en cette
matière et utilise des mots très forts pour expliquer cette transgression. L’infidélité du peuple est identique à la prostitution et suscite des conséquences temporelles sous forme de guerres, de pillage, d’exil, de famines etc.

Dans Son enseignement, Notre Seigneur Jésus-Christ, se référait également aux 10
commandements déclarant clairement que leur validité n’a en aucun cas été remise en question avec Sa venue. On peut dire plutôt que Son enseignement a élevé les exigences des Dix Commandements à un niveau plus élevé encore en L’imitant, lorsqu’Il dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

Le Sacrement de Réconciliation qu’Il nous a laissé, est toujours un moment de confrontation personnelle courageuse avec les exigences du Décalogue, qui se base sur les trois premiers commandements se référant directement à Dieu lui-même et à son culte de la part de l’homme : 1) Un seul Dieu tu adoreras, et aimeras parfaitement, 2) Dieu en vain tu ne jureras, ni autre chose pareillement et 3) Tu te souviendras de sanctifier le jour saint. Ce n’est que d’eux que naissent les exigences morales envers le prochain : 4) Honore ton père et ta mère, 5) Tu ne tueras point (dans le sens : « homicide »), 6) Tu ne voleras pas, 7) Tu ne commettras pas d’adultère, 8) Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain, 9) Tu ne convoiteras pas ses biens, 10) Tu ne convoiteras pas sa femme.

L’examen de conscience, qui est la préparation fondamentale à la confession, n’est rien d’autre que l’effort de discerner nos tendances individuelles à des types spécifiques d’infidélité envers Dieu et notre prochain. Ensuite, il guide à demander pardon et, sous l’influence de la grâce divine, des possibilités de réconcilier nos péchés, c’est-à-dire de réparer le mal que nous avons commis. C’est pourquoi, ce sacrement de réconciliation est souvent appelé le sacrement de guérison. Il n’y a pas de meilleure illustration de ce sacrement que la parabole du fils prodigue dans Luc, chapitre 15.

Plus nous pratiquons ce sacrement, plus la qualité de notre vie intérieure s’améliore.
En un mot, en le pratiquant nous sommes sur le chemin de la conversion personnelle et nous déclarons rester activement sur cette route, qui nous a été proposée au moment de notre baptême, afin de continuer l’effort de travailler sur nous-mêmes, avec l’aide de la grâce de Dieu, jusqu’au dernier moment de notre vie terrestre.

L’occasion de découvrir le Sacrement de Réconciliation au sein de notre UP sera donnée le dernier mercredi de nos «Mercredis de Carême », qui aura lieu à l’Écluse le 9 avril à 20 h.

Pour le Service de communication UP Beauvechain

Abbé KRajewicz.

Nos « Mercredis de Carême – 2025 » (3)

Cette semaine nous serons à La Bruyère.

Comme d’habitude on commence à 20H.

Service de communication de UPBeauvechain

Nos « Mercredis de Carême – 2025″(2)

On continue nos soirées ce mercredi à 20h à Nodebais.

Soyons nombreux !

Service de communication de UPBeauvechain

Notre Carême (3)

Pèlerinage organisées à l’occassion de Carême et l’Année Jubilaire

En cette année jubilaire, plusieurs pèlerinages sont organisés. Voici quelques informations pour rejoindre l’un ou l’autre de ces différentes propositions:

  • Dimanche 23 mars 2025: Pèlerinage de l’Archevêché Malines-Bruxelles. Rendez-vous à 13h à la cathédrale des Saints Michel et Gudule (Bxl). Une marche est prévue jusqu’à la Basilique de Koekelberg. A 16h30: une eucharistie est prévue avec tous les pèlerins à la Basilique de Koekelberg. Soyez nombreux.
  • Dimanche 30 mars 2025: Pèlerinage à Jodoigne: « Marchons pour nourrir notre espérance ». Rendez-vous à 13h45 à l’église de Saint Jean-Geest. Un pèlerinage est prévu jusqu’à l’église Saint Médard de Jodoigne. Une célébration cloture la journée à 17h.
  • SAMEDI 3 MAI 2025: Pèlerinage avec le doyenné de Grez-Beauvechain-Chaumont et les Montfortains de Leuven. Dès 7h30, les louvanistes se mettront en marche vers Notre-Dame de Basse-Wavre. Notre UP est invitée à rejoindre le pèlerinage à 11h à Nethen. Un temps de pique-nique puis une marche jusque Basse-Wavre est prévue. Une célébration en 3 langues (FR-NL-AN) est annoncée à 15h15 avec tous les pèlerins. Soyez nombreux. MAI

Pour avoir plus d’infos sur ces pèlerinages ou d’autres propositions, cliquez ici.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter notre animatrice pastorale, Maïté Degryse (0484/17.39.18)

Service de communication de UPBeauvechain

Notre Carême (2)

Carême de Partage

L’une des conséquences les plus importantes d’être un vrai disciple de Jésus-Christ est la pratique de l’aumône, qui existe pratiquement depuis le début du christianisme. C’est l’une des œuvres de miséricorde les plus importantes et elle rend notre conscience sensible, à la fois au malheur et aux justes besoins des autres.

Dans les pages de l’Écriture Sainte, nous pouvons souvent voir que Dieu, déjà dans l’Ancien Testament, a appelé son peuple à pratiquer l’aumône comme une expression d’amour pour son prochain, en particulier celui qui n’est pas nécessairement aussi capable et prévoyant que les autres.

Dans la théologie morale, l’Église indique aussi très clairement que la première préoccupation, s’il s’agit de la gestion de nos revenus et moyens financiers, est de pourvoir à combler les besoins de ceux qui nous sont confiés, tels les enfants et nos parents âgés et autres personnes à notre charge, c’est notre obligation morale envers eux. Ce qui est intéressant ici, en plus, c’est que ce type d’ordre d’obligation concerne tous les gouvernements des différents pays du monde qui doivent penser d’abord à leurs citoyens. Ensuite, on aidera les autres, en fonction de ce qui nous restera (on apelle ça le superflus – « superflua » en latin) .

En guise d’exemple, nous ne pouvons pas transférer à une tierce personne ce qui revient à ceux qui nous sont confiés et à leur détriment. Il s’agirait là d’un vol commis envers eux. Si, en revanche, nous vivons seuls, nous pouvons toujours limiter nos besoins individuels et offrir le fruit de notre renoncement à ceux qui sont dans le besoin. Un tel acte dépassera ce qui est commandé par le commandement d’amour de notre prochain, autrement dit par ce qui juste, et apportera sans aucun doute du fruit dans notre éternité.

Le pape Léon le Grand (440-461), dans un de ses sermons pour le carême, appelait les
chrétiens de son époque en leur rappelant: « Mais voici revenus les jours plus spécialement marqués par les mystères qui ont renouvelé les hommes, les jours qui précèdent immédiatement la fête de Pâques. Nous sommes donc invités à nous y préparer plus activement par une religieuse purification. (…) Rien n’est plus profitable que de joindre aux jeûnes spirituels et religieux la pratique de l’aumône. Sous le nom de miséricorde, elle englobe beaucoup d’actions de bonté qui méritent l’éloge, et c’est ainsi que les âmes de tous les croyants peuvent se rejoindre dans un même mérite, malgré l’inégalité de leurs ressources ».

Comme chaque année, en période de carême l’Église en Belgique nous offre une action
Carême de partage en collaboration avec Entraide et Fraternité, une ONG catholique
belge, lors de deux weekends les 30 mars et 13 avril. Il s’agira de collectes recueillies dans nos églises et qui, transférées par l’intermédiaire de l’Archevêché, seront dirigées (comme chaque année) vers un but déterminé. Les bénéfices de la campagne de l’année 2025 seront versés pour aider les habitants du Pérou. Ici : https://careme.entraide.be/ où ‘on peut trouver les autres précisions ainsi que le numéro de compte pour soutenir ce projet directement en ligne.

Je voudrais également souligner notre action locale qui se déroule à Nodebais depuis plus de 20 ans. On l’appelle BRUNCH SOLIDAIRE. Chaque année, nous aidons principalement la maternité de l’hôpital de Jenda (Burundi). Cette année, notre Archevêché nous propose le Pérou, – dans notre équipe de catéchistes, nous avons une jeune maman catéchiste
Anna-Maria, qui est d’origine péruvienne. Avec l’aide de sa famille, nous voudrions
trouver un cas concret et digne de confiance au Pérou, que nous pourrions soutenir directement.

En résumé, notre Brunch aura lieu :

le 16 mars 2025 à la Maison de village à Nodebais,

après la Sainte MesseMesse des Familles à Nodebais (11h30).

Service communication de UPBeauvechain

Notre Carême (1)

Nous avons déjà commencé la période du Carême. Cette année, en raison de l’Année Jubilaire « PÈLERINS D’ESPÉRANCE », le carême a un caractère particulier.

Ce temps, qui nous prépare pour Pâques, nous donnera l’occasion de vivre de
nombreux moments que nous, en tant qu’UP, aimerions vivre ensemble.

Dans le précédent post sur notre site, nous avons eu l’occasion de lire une invitation d’initiation au Carême, en célébrant ensemble le Mercredi des Cendres le 5 mars à
Beauvechain à 20h. L’article signalait également d’autres formes de travail en commun
que nous vivrons dans différentes églises de notre Unité pastorale, lors du carême, la
Semaine Sainte y compris.

Dans les publications suivantes (celle-ci est la première) , nous voudrions signaler
tout ce que nous aimerions accomplir pendant le Carême de cette année. Ci-dessous se
trouve une vue des thèmes de nos MERCREDIS DE CARÊME. Le premier aura lieu
la semaine prochaine (12 mars) à l’église de Hamme-Mille, puis (comme nous avons eu
l’occasion de le lire dans l’article précédent) nous serons à Nodebais, puis à la Bruyère, à Tourinnes et à l’Écluse. Chaque fois à 20h.

Quelles sont : l’idée générale ainsi que les formes de travail ? Le thème principal est «
Vivre le carême d’espérance », qui se focalise sur la question de la compréhension et
de l’approfondissement du concept d’« espérance », qui est l’une des trois vertus
théologales, à côté de la Foi et la Charité.

Les thèmes de nos soirées de mercredi de carême seront les suivants :
a) 1ère semaine – L’ESPÉRANCE QUI PERSÉVÈRE (Hamme Mille)
b) 2ème semaine – CE QUI EST HUMBLE (Nodebais)
c) 3ème semaine – PLACE À LA VARIÉTÉ (La Bruyère)
d) 4ème semaine – CONFIANCE (Tourinnes)
e) 5ème semaine – la soirée du SACREMENT DE RÉCONCILIATION (L’Écluse),

Ce qui peut nous permettre d’analyser divers aspects de ce qu’est l’Espérance dans le contexte de notre vie quotidienne en relation avec Dieu par Son Fils Unique Jésus-Christ.

Le plan proposé pour chaque réunion hebdomadaire entre 20h-21h est le même.

Voici son schéma ci-dessous:

Il nous donnera l’occasion de réfléchir et de prier pendant environ 50 minutes autour du thème particulier et nous proposera des textes de l’Écriture Sainte ainsi que des extraits d’ une Bulle papale Spes non confundit : – l’Espérance ne déçoit pas – dont le texte français est disponible ici :
https://www.vatican.va/content/francesco/fr/bulls/documents/20240509_spes-non-
confundit_bolla-giubileo2025.html (c’est-à-dire un document par lequel le Pape a
annoncé l’année jubilaire).

Notre support sera un carnet « Vivre un carême d’Espérance » qui est à la disposition de ceux souhaitant participer à nos rencontres, à partir du Mercredi des Cendres à Beauvechain.

Nous vous souhaitons un bon début de Carême et nous vous invitons sincèrement à
participer au travail spirituel communautaire mentionné ci-dessus.

Service communication de UPBeauvechain

Carême 2025 dans l’UP de Beauvechain

Ce mercredi 5 mars, nous démarrons le Carême avec la Messe du Mercredi des Cendres. Cette année, la célébration des Cendres se vivra avec toute l’unité pastorale à Beauvechain à 20h.

Ensuite, c’est tous les mercredis soirs que nous aurons l’occasion de nous retrouver pour partager autour de la Parole. Un temps de prière en unité qui nous permettra de vivre pleinement ce temps de Carême. Soyez les bienvenus.

Enfin, nous vivrons la Semaine Sainte en unité pastorale aussi. Bienvenue à tous à chacune de ces célébrations.

Dans l’attente de ces moments de communion…

Le temps des hellébores est arrivé ! Rejoignez-nous pour un moment gourmand et solidaire !

VOICI la 19e édition de ce repas gastronomique, sous le nom « Le Temps des hellébores »
Ce repas est bien plus qu’une simple pause gourmande : il contribue directement à financer nos activités et projets intergénérationnels (y compris – catéchétiques) où les aînés partagent leur sagesse ; les jeunes, leur énergie ; et tous ensemble, construisent une communauté plus unie et vivante.
Votre participation, qu’elle soit sur place ou via la formule à emporter, fait une réelle différence pour cette association qui est présente au sein de la paroisse de Nodebais depuis 20 ans.

Pour le service de la communication de UP Beauvechain

Marcel Marie Vincent (Diacre)

Notre nouvelle année liturgique et pastorale 2024-2025 placée sous le signe de l’Éspérance.

« Pèlerins d’Espérance » est la devise de l’année jubilaire 2025. Tous les 25 ans, s’ouvre une année sainte à Rome. Pendant l’année sainte il s’agit d’exprimer en acte et en parole l’œuvre de grâce que le Seigneur accomplit pour apporter le salut à son peuple.

« L’espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons le royaume des cieux et la vie éternelle comme bonheur, mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en
nous appuyant non sur nos propres forces, mais sur le secours de la grâce de l’Esprit Saint »
(Catéchisme de l’Église Catholique n° 1817).

Ces paroles nous confirment que l’espérance est la réponse offerte à notre cœur, lorsque la
question absolue surgit en nous : « Que vais-je devenir ? Quelle est la destination du voyage? Quel est le destin du monde ?

C’est pourquoi, une espérance véritable offerte à autrui est pratiquement liée à l’évangélisation, c’est-à-dire à l’annonce de la Bonne Nouvelle. Et elle est, en fait, indissociable de celle-ci.

De cette façon, l’espérance chrétienne constitue l’offre d’un véritable soutien dans les difficultés, et non, d’une manière ou l’autre, un « ça ira » superficiel et temporaire. Mais pour l’offrir réellement, il faut d’abord entrer soi-même dans le mystère de l’espérance qui jaillit d’en haut, de Dieu. Comme le Saint-Père François lui-même nous l’a rappelé lors de son discours au Château de Laeken, le 27 septembre 2024 :

La devise de ma visite dans votre pays est : « En route, avec Espérance ». Le fait qu’Espérance soit écrit avec une majuscule me fait réfléchir : cela me dit que cette espérance n’est pas une chose que l’on porte dans son sac à dos pendant le voyage ; non, l’espérance est un don de Dieu ; peut-être est-elle la vertu la plus humble – disait un écrivain – mais elle est celle qui n’échoue jamais, qui ne déçoit jamais. L’espérance est un don de Dieu et elle doit être portée dans le cœur !

Afin de bien apprécier de quoi parlait le pape François, nous devons d’abord comprendre ce que nous concevons du mot lorsqu’il est prononcé : Qu’est-ce que l’espérance chrétienne ?

La vertu d’espérance est celle des trois vertus théologales qui fait que notre volonté, appuyée sur l’action de Dieu lui-même venant à notre secours, se porte vers Dieu tel que la Foi nous le révèle, comme sur ce qui peut et doit être un jour notre bonheur parfait. Donc, cette vertu d’espérance est absolument impossible sans la foi, qu’elle présuppose nécessairement. Et elle ne peut pas être jamais confondue ni, de plus, réduite à une simple conviction optimiste. Parce que c’est la foi seule qui donne à l’espérance son objet et son motif.

D’où notre idée, en suivant bien sûr la proposition de l’année jubilaire, de souligner – durant cette année liturgique et pastorale au sein de nos paroisses – l’aspect d’ouverture vers autrui avec l’Espérance. C’est la continuité de nos deux années précédentes, au cours desquelles nous nous étions concentrés sur les sujets : d’abord de rapppeler qu’en tant que baptisés, nous sommes appelés à suivre Jésus-Christ et Son Évangile (année 2022-2023 – « Suivez-Moi »), puis à rappeler aussi que nous sommes appelés à construire, à bâtir une communauté, ceci demeurant le centre et le moteur de chaque activité (année 2023-2024 -« Bâtir Communauté »).

Dès lors, par trois tableaux-affiches de cette année (2024-2025) nous voulons attirer l’attention sur le thème général de jubilé 2025, c’est-à-dire être les pèlerins de l’Espérance et aussi souligner les aspects plus pratiques et concrets – les manières par lesquelles cet « être » peut être vivre et expérimenter.

La première affiche nous rappelle donc la construction du pont de Léonard de Vinci de l’année précédente (2023), qui a parfaitement démontré l’effort commun et le renforcement de nos liens mutuels. Maintenant, nous devons oser utiliser son but et passer à d’autres rives, vers l’extérieur, vers les autres.

La deuxième affiche fait référence à notre activité sociale et à notre responsabilité quant à la qualité et à l’aspect éthique de la façon dont nous menons notre activité vis-à-vis des autres. Nous sommes censés être des transmetteurs d’espoir et d’une bonne parole, même si – comme c’est le cas d’Internet ou des médias sociaux – nombreux sont ceux qui pensent être « invisibles » ou inidentifiables et se permettent de faire tout ce qu’ils veulent, sans aucune restriction. Il est temps d’invoquer les exigences éthiques valables partout et toujours.

Enfin, la dernière affiche constitue un message destiné à ceux que nous catéchisons c’est-à-dire, en premier lieu, nos enfants. Cependant, je ne cache pas le fait que nous sommes tous
destinataires de la catéchèse. Par conséquent, cette troisième affiche peut également être une source d’inspiration pour nous tous.

Alors, « Let’s-go ! » et que cette année jubilaire ainsi que pastorale nous apporte autant
d’amour et de compréhension mutuels que possible, et approfondisse notre conscience de la présence de Dieu parmi nous.

abbé Christophe RAJEWICZ